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26 février 2019

Validité de la création par accord du contrat d’intervention à durée déterminée d’optimisation linéaire

Le 10 mai 2010, a été conclu un accord relatif à l’activité d’optimisation de linéaires, attaché à la convention collective nationale du personnel des prestataires de services dans le domaine du secteur tertiaire du 13 août 1999 ; cet accord, portant création d’un contrat d’intervention d’optimisation linéaire a été étendu par arrêté du 19 décembre 2011.

Cet accord comporte un renvoi aux dispositions du code du travail régissant les contrats à durée déterminée, lesquelles visent à prévenir le recours abusif au contrat à durée déterminée en sanctionnant par la requalification en contrat à durée indéterminée la conclusion de tout contrat à durée déterminée, quel que soit son motif, ayant pour objet ou pour effet de pourvoir durablement un emploi lié à l’activité normale et permanente de l’entreprise. Le juge du fond en a exactement déduit que la création par l’accord contesté du contrat d’intervention à durée déterminée d’optimisation linéaire est assortie de garanties adéquates contre le recours à des contrats de travail à durée déterminée visant à éluder la protection découlant de l’article 2 § 3 de la Convention no 158 de l’Organisation internationale du travail concernant la cessation de la relation de travail à l’initiative de l’employeur.

Par ailleurs, les emplois pourvus par les contrats d’intervention d’optimisation linéaire dans les conditions prévues à l’article 1.1 de l’accord du 10 mai 2010 sont par nature temporaires et il existait, dans le secteur de l’optimisation linéaire, un usage constant de ne pas recourir au contrat de travail à durée indéterminée, avant même la conclusion de l’accord critiqué [Cass. soc., 20 février 2019, n°17-16450, FS-P+B].